dimanche 19 mars 2017

Nuit

Nuit est le nouveau roman de Bernard Minier publié le 23 février 2017 aux éditions XO.

Présentation de l'éditeur :
Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore.
Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.
L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.
Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant.
Au dos, juste un prénom : GUSTAV
Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

L'auteur de Glacé, ou encore Le Cercle et N'éteins pas la lumière a décidé pour notre plus grand bonheur de nous raconter la nouvelle histoire de Martin Servaz et de son ennemi, le redoutable Julian Hirtmann.

Tout commence en Norvège lorsque l'enquêtrice Kirsten Nigaard est appelée par des collègues pour investiguer sur un meurtre. En fait non, le roman commence par une scène tout à fait flippante dans laquelle l'auteur se joue déjà de nous. J'ai trouvé cette scène dans le train totalement géniale et stressante. L'auteur reste mystérieux quant au déroulement exact de ce passage ... ce qui nous met rapidement dans l'ambiance. Et cette ambiance va durer tout au long des 500 pages sans jamais connaître le moindre temps mort.

Kirsten et Martin vont se rencontrer pour enquêter sur la même affaire. Autant être clair, ils ont été choisi par ce tueur en série abominable qu'est Hirtmann. Et ils le savent mais ils vont rentrer dans son jeu car c'est le seul moyen de s'approcher de cette crapule qui arrive à s'évaporer quand il veut.
Difficile pour ces deux flics de mettre la main sur ce fantôme qui semble tout prévoir et qui laisse petit à petit quelques miettes d'indices pour s'en approcher. Mais pourquoi fait-il cela ? Quel est son intérêt de voir la police se rapprocher de lui ? Ne vous inquiétez pas, Julian Hirtmann a tout prévu, et plus que ce que vous croyez !

Nuit est un peu le jeu du chat et de la souris. Martin Servaz est de plus en plus proche de coincer enfin son ennemi mais il ne sait pas encore ce qui l'attend. La confrontation entre les deux hommes est inévitable et le lecteur ne peut s'empêcher de tourner, toujours de plus en plus vite, les pages pour savoir enfin à quoi rime ce manège. L'esprit du tueur en série est vraiment tordu, on le savait mais on n'arrive toujours pas à anticiper ses faits et gestes.
Nuit est encore une réussite. J'ai adoré ce thriller qui a tous les ingrédients pour vous angoisser ; les personnages, l'ambiance, le décor ... Tout est là, tout est parfaitement maîtrisé et bien rythmé. Un très très bon moment de lecture !

jeudi 2 mars 2017

After Anna

After Anna est un roman d'Alex Lake paru le 08/02/2017 aux éditions Pygmalion.

Présentation de l'éditeur :
Une enfant de 5 ans a disparu, kidnappée à la sortie de son école. Les policiers n'ont aucune piste, les parents sont fous de douleur. Mais la petite fille réapparaît une semaine après son enlèvement, sans aucun souvenir. Le véritable cauchemar commence...

Avec After Anna, le lecteur plonge dans la détresse et partage l'horrible douleur de parents ayant perdus leur enfant. Un après-midi, Julia met fin tant bien que mal à une réunion interminable pour aller chercher sa fille à l'école. Mais elle est en retard, elle le sait et n'arrive pas à joindre la directrice pour la prévenir.
Evidemment, le cauchemar commence pour elle puisque sa petite Anna a disparu. Elle est sortie de l'école, invisible aux yeux des professeurs et autres parents d'élève. Où est Anna ? A t-elle été kidnappée ? Est-elle partie toute seule et où ?

Julia et son mari Brian commencent les recherches avec l'aide de la police, de l'école et de quelques personnes du voisinage. Rien, nada, aucune trace. Jusqu'au jour où, une semaine plus tard, Anna réapparaît, ne se souvenant plus de rien ...
Alex Lake transforme ce drame en véritable thriller rien qu'avec l'idée que personne ne sait avec qui était la petite fille. Et surtout, pourquoi ? Aucune demande de rançon, heureusement aucune trace de viol ... Le mystère devient de plus en plus pesant pour les parents et la belle mère de Julia. Car il ne faut pas oublier ce personnage au caractère bien trempé qu'est Madame Crowne, femme très protectrice ...

Et il ne faut pas oublier ces rapaces de journalistes à sensation qui commencent à faire de Julia la plus horrible des mères d'Angleterre. Julia vît une véritable descente aux enfers et ce n'est pas son mari qui va l'aider à remonter la pente puisqu'elle voulait le quitter avant le drame. Rien ne va plus donc pour cette mère perdue.
After Anna se lit vite, c'est un très bon page-turner. Les personnages de Julia et de la belle-mère sont intéressants alors que celui de Brian ne l'est vraiment pas. Alex Lake se lance dans un thriller psychologique touchant mais malheureusement on devine rapidement la vérité. Aussi horrible soit-elle ...

lundi 27 février 2017

Aux origines du drame syrien

Aux origines du drame syrien est un ouvrage historique de Xavier Baron.

Présentation de l'éditeur :
Ce livre est le premier à effectuer une plongée détaillée dans un siècle d'épreuves et de tragédies. Dû à un journaliste qui connaît parfaitement la région et son histoire, il contribue à répondre à la lancinante question : pourquoi ?

Les responsabilités de Bachar al-Assad dans le drame que vivent les Syriens aujourd'hui sont écrasantes. Mais cette évidence n'explique pas tout, loin de là. Avant le fils, il y a eu le père. Avant le père, il n'y a jamais eu de régime démocratique digne de ce nom. Il y a eu l'occupation française entre les deux guerres, il y a eu le partage arbitraire par les Européens des provinces arabes de l'empire ottoman. Le tout ponctué de conflits violents et de répressions.
Il y a eu aussi et il y a encore un ensemble de religions qui cohabitent mal, il y a eu un fort courant laïc (notamment le parti Baas au pouvoir), un impitoyable jeu international : jadis les Européens, aujourd'hui Israël et les grandes puissances arabes et non arabes. L'héritage de souffrance est immensément lourd.

La Syrie a connu plus d'un siècle de tourments avec des gouvernements qui se sont succédé dont certains n'ont pas tenu bien longtemps. Xavier Baron commence à nous raconter le triste sort de la Syrie avec la fin de l'empire ottoman et le début du mandat français. Cette période, début du 20ème siècle, m'était totalement inconnue concernant la Syrie et il est intéressant de voir l'intérêt des français, ainsi que des anglais, sur ce territoire.

Puis le parti Baas arrive au pouvoir dans les années 60 et, quelques années plus tard, c'est le général Hafez el-Assad qui, par un coup d'état, s'empare du trône pour devenir le président de la république jusqu'en 2000. Son fils aîné étant décédé accidentellement quelques années auparavant, c'est donc Bachar qui le remplace. La suite on la connaît plus ou moins bien par les médias.

Cet ouvrage géopolitique est très complet et j'avoue que la première partie a été très compliquée à suivre tant il y avait de noms de personnes qui étaient impliquées dans la conquête de Damas. Il faut parfois s'accrocher pour suivre mais le texte est riche en informations et même si je n'en retiendrai pas une majeure partie, je suis satisfait d'avoir compris les guerres secrètes que se font les différentes nations sur le dos des pays orientaux, et notamment en Syrie.

lundi 6 février 2017

Au fond des bois

Au fond des bois est le nouveau thriller de Karin Slaughter sorti le 11 Janvier 2017 aux éditions Harper Collins.

Présentation de l'éditeur :
Lena est flic. Un soir, elle est sauvagement agressée à son domicile. Alors que son mari Jared est touché à la tête, elle perd le contrôle et, prise d’une rage meurtrière, tue tout aussi sauvagement l’un de ses agresseurs. Qui a tenté de les éliminer, et pour quelles raisons ? L’enquête commence, ardue et douloureuse. Ses ramifications rejoignent progressivement celles d’un autre dossier : l’investigation sous couverture menée par Will Trent pour localiser Big Whitey, un pédophile proxénète qui dirige un trafic d’héroïne depuis son repaire, au fond des bois…

Au fond des bois commence sur les chapeaux de roue avec une scène absolument flippante. Qui ne s'est jamais retrouvé seul chez soi et imaginé que des visiteurs entrent par effraction ? Pour le coup ils sont deux, Lena et Jared, mais le second est vite mis à terre pendant que la première se cache et essaie d'affronter ses assaillants tout en observant son mari s'éteindre à petit feu ... Le couple de policiers connaît l'horreur purement et simplement.

Qui a bien pu organiser cette attaque ? Et surtout, pourquoi ? Les premiers éléments de l'enquête nous entraînent dans le passé de Lena qui a connu et connaît encore des enquêtes périlleuses face à de véritables monstres. Mais au fur et à mesure que l'on rentre dans l'histoire, on s'aperçoit que le lien entre les affaires en cours, les affaires passées et ce qui lui est arrivé n'est pas si évident.
Will Trent, personnage récurrent dans les romans de l'auteur, enquête sous couverture sur Big Whitey, une sorte de parrain fantôme qui a la main mise sur la ville et surtout sur le trafic de drogue. Personne ne sait qui est ce personnage et comment il arrive à rester cacher depuis autant de temps. Mais Will est un sacré flic qui ne manque pas de courage et de malice, et on peut lui faire confiance pour enquêter à fond sur le trafiquant mais également sur l'attaque de Lena et Jared.

Dans le nouveau roman de Karin Slaughter, auteur qu'on ne présente plus dans le monde du polar, on rencontre des personnages de toutes sortes : des personnages attachants tel que Will, agaçants telle que Lena, des personnages qui doutent et qui sont capables de changer d'humeur très rapidement à la vue d'un élément qui rappelle de mauvais souvenirs ... des personnages marqués pour la plupart, marqués par un passé triste et parfois violent.

Karin Slaughter n'épargne pas ses personnages et l'histoire s'en ressent avec beaucoup de sang qui coule et surtout une ambiance stressante qui ne s'apaise jamais. Elle ne lâche jamais son lecteur, ne le repose à aucun moment. Non, il faut qu'il vive l'histoire comme le vivent les différents protagonistes. Impossible de fermer l’œil, il faut avancer, chercher et comprendre. Karin Slaughter signe là un nouveau très bon thriller dont elle a le secret avec du suspense et une intrigue complexe et bien ficelée !

mercredi 18 janvier 2017

Révolution

Révolution est le nouveau roman de Sébastien Gendron publié le 03 Janvier 2017 aux éditions Albin Michel.

Présentation de l'éditeur :
Debout au milieu d’un pont autoroutier, jambes légèrement écartées, corps dressé, bras droit le long de la hanche, bras gauche replié soutenu par une orthèse, Pandora Guaperal a un Glock 23 posé sur la tempe, chien relevé, balle wadcutter dans la chambre, index sur la queue de détente réglée à un kilo de pression, cran de sûreté en position on.
Face à elle, à la sortie du tunnel, un véhicule approche. Derrière lui, des milliers d’autres dont le seul horizon est la route des vacances.
Pandora est prête : la révolution n’attend pas. Et elle vaut bien une balle dans la tête.


"Je m'appelle Pandora Guaperal, j'ai quarante-trois ans, et je sais pas 
pour vous, mais moi j'en ai marre !"  extrait du roman (p.177)

J'ai décidé de commencer mon billet par cette citation car elle me semble parfaite pour illustrer la nouvelle histoire tonitruante du (désolé pour le terme) déjanté Sébastien Gendron. L'auteur persiste et signe un nouveau roman à la fois drôle et dramatique avec des personnages totalement décalés plongés dans des situations encore plus invraisemblables.

Tout commence dans une agence interim tenue par un homme véreux. Le genre d'agence où tu vas en dernier, en cas d’extrême nécessité de recherche d'emploi. Si tu as été envoyé par cette agence, tu sais d'avance que le boulot qui t'attend n'est pas forcément ce qui était prévu au départ ...
C'est le cas pour nos deux personnages principaux. En effet, Pandora et Georges vont se retrouver dans une merde totale alors qu'ils voulaient juste bosser un peu. Leur haine envers le directeur de l'agence interim va les réunir et leur ras le bol face à cette société robot qui ne fait que consommer trop va leur donner une idée originale pour emmerder le monde ... et peut-être les faire réfléchir !

C'est comme cela qu'ils se retrouvent au milieu de l'autoroute avec un flingue posé sur la tempe de Pandora. Les conséquences de ce geste vont provoquer des bouchons interminables et la colère de beaucoup de vacanciers. Les scènes cocasses s'enchaînaient déjà depuis le début du roman mais là, à partir de ce moment complètement dingue, l'humour s'allie à la réflexion pour nous emporter dans un décor de cinéma façon Mel Brooks ou Monty Python comme le spécifie la quatrième de couverture.

Le personnage de Pandora Guaperal me fait penser à Perdita Durango, film de l'excellent Alex De La Iglesia. Même force de caractère, même âge, même sex-appeal, même envie de flinguer ! Un personnage fort et imprévisible qu'on est obligé d'admirer.
Je rajoute à la discographie du roman une chanson que j'écoutais quand j'étais adolescent et que je rêvais moi aussi à une révolution qui n'est jamais venue : It's time for a revolution ... ! C'est beaucoup moins bon que les Beatles ou les Clash mais c'est tout de même plus sympa que de faire tourner des serviettes ! 😆🎸

samedi 7 janvier 2017

Ne pleure pas

Ne pleure pas est le nouveau roman de Mary Kubica qui sortira en France le 11 Janvier 2017 aux éditions Harper Collins.

Présentation de l'éditeur :
Chicago, en ville. Esther Vaughan disparaît du jour au lendemain. Inquiète, Quinn, sa colocataire, prend conscience qu’elle ne sait rien d’Esther: celle-ci a toujours refusé de parler de sa famille, et laisse derrière elle un fouillis qui ne lui ressemble pas – en particulier une lettre qui instille le doute dans l’esprit de Quinn « sainte Esther », comme elle la surnomme, n’est peut-être pas la personne qu’elle croit…
Ailleurs, dans un petit port sur la rive du lac Michigan. Alex Gallo voit entrer une inconnue dans le café tranquille où il travaille. Le genre de jeune femme dont la beauté et le charme font qu’elle ne passe pas inaperçue et ne laisse pas indifférent. Alex a dix-huit ans; il se laisse envoûter en toute innocence…

Roman à suspense, Ne pleure pas est dans la lignée des romans d'Harban Coben dans lesquels un personnage disparaît ou un autre ré-apparaît après plusieurs années. Certains de ces romans sont excellents, d'autres sont plutôt casse-gueules. Sans être excellent, j'ai trouvé celui-ci plutôt bon.

Deux narrateurs nous embarquent chacun dans leur histoire. L'une s'appelle Quinn et vît en colocation avec Esther et l'autre s'appelle Alex est vît avec son père alcoolique. Alors que la première s’inquiète de la disparation de sa colocataire, l'autre voit son cœur chavirer lorsqu'il croise une jeune femme. Cette dernière va lui paraître quelque peu étrange mais sa beauté excuse tous ses faits et gestes. Alex va suivre cette jeune femme qui semble attendre quelqu'un. Mais qui ? Quel homme pourrait bien faire patienter une telle femme ?

Quinn ne sait pas vers qui se tourner pour signaler la disparition d'Esther. La police ne peut rien pour le moment puisque la disparue est adulte et que Quinn vient seulement de constater son absence. Alors elle se met à fouiller dans les affaires de sa coloc' et tombe sur des photos et des lettres qui interrogent car Esther est toujours restée très discrète sur sa famille et son passé. Quinn décide d'enquêter avec son ami Ben et divers scénarii se bousculent dans leurs têtes. Dont certains sont dangereux ...

Mary Kubica prend son temps pour peaufiner ses personnages. Elle laisse tomber quelques gouttes d'indices l'une après l'autre et nous envoie dans plusieurs directions simultanément. On pense connaître le lien entre les deux histoires mais là encore, l'auteure se joue de nous. Le roman est un véritable page-turner qui se lit rapidement mais le dénouement sent tout de même le déjà-vu.

mercredi 4 janvier 2017

Swoosh

Swoosh est un roman noir de Lloyd Hefner publié aux éditions Tohubohu le 03 Janvier 2017.

Présentation de l'éditeur :
Elle fait des études d’économie à l’Université de New York et deale de la cocaïne pour payer ses études et ses fringues. Elle est Noire mais ça ne se voit pas.
Lui fait du culturisme et soigne son alimentation. Il est Noir, on ne voit que ça.
Elle disparaît comme les chats, il est aussi encombrant qu’un piano de concert. Elle dépense une énergie folle à ne pas sembler bizarre, il est inconscient de l’intérêt qu’il suscite. Ils n’ont pas beaucoup plus de vingt ans. Au début des années 90, à New York, ils veulent un présent qui ne ressemble pas au passé.

L'année commence très bien avec cette lecture sortie de nulle part, d'un autre temps. Swoosh est un roman coup de poing très noir qui ne laisse que très peu de place au bonheur et à une vie 'classique' où l'on vît heureux en couple avec animaux et enfants dans une belle et grande maison américaine. Non, là on est plus dans le domaine de la drogue, de la vengeance, des armes lourdes et du sexe.

Nous sommes dans les années 90 à New York et l'art dit 'underground' connaît un succès phénoménal. C'est dans ce milieu si particulier que vont plonger bien malgré eux nos deux personnages principaux ; Ike et son amie Sadie. Sadie est la narratrice de l'histoire, elle est une belle femme qui vend de la drogue pour se faire de l'argent. Ike veut devenir Mister Univers mais il lâche tout dès lors qu'il apprend le décès horrible de son frère.

Les deux jeunes personnages ne laissent présager aucun avenir serein. En plus, ils ont vraiment l'air de s'ennuyer ... ils ne trouvent du réconfort que lorsqu'ils sont ensemble écoutant un peu de musique ou regardant un navet à la télévision. Mais pourtant leur vie va prendre un autre tournant puisqu'ils décident d'enquêter sur la mort mystérieuse de Lafayette, le frère d'Ike.

C'est lors de cette enquête qu'ils vont découvrir les dessous de l'art des années 90. C'est finalement une véritable virée en enfer qu'ils vont vivre. Un enfer qui pourtant semble donner de l'intérêt à leur vie monotone. Au programme, de la violence, des armes, de la violence, du sexe et encore de la violence. L'auteur nous entraîne dans les bas-fonds du milieu artistique de New York, il nous guide dans les ténèbres les plus sales où le pognon a l'odeur du sang.
Le roman est excellent malgré l'excès de violence sur quelques chapitres. Il se veut réel et il fascine autant qu'il nous terrifie. Les pages vibrent au son de la musique omniprésente. Je le conseille vivement aux amateurs de roman noir, c'est une belle première pépite de l'année 2017 ! Un coup de cœur même !